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La crise des migrants : Le pire est-il encore à venir ?

L’année 2015 a vu l’Europe faire face à  la plus importante crise migratoire depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Plus de 800.000 migrants et demandeurs d’asiles ont traversé la mer pour rejoindre l’Europe, et 3.515 d’entre eux y ont laissé la vie.

Si les prémices de cette crise étaient déjà visibles en 2014, année durant laquelle pas moins de 216.054 migrants ont rejoint l’Europe par la méditerranée, elle n’a commencé à être largement couverte par les médias qu’à partir de septembre 2015.

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En 2015, l’Europe a fait face à  la plus importante crise migratoire depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Plus de 800.000 migrants et demandeurs d’asiles ont traversé la mer pour rejoindre l’Europe. 3.515 d’entre eux y ont laissé la vie.

Les prémices de cette crise étaient déjà visibles en 2014. Au cours de cette année pas moins de 216.054 migrants ont rejoint l’Europe par la méditerranée. La crise n’a commencé à être largement couverte par les médias qu’à partir de septembre 2015. En effet,  c’est la large publication médiatique  de  la photo du corps sans vie  d’un petit Syrien âgé de 3 ans nommé Aylan, le 3 septembre 2015,  qui a provoqué au sein d’une partie des peuples européens une vague d’émotions, d’indignation et de solidarité à l’égard des réfugiés syriens arrivants en Europe.

Cependant, des critiques remettant en cause une politique d’ouverture et d’accueil massif de migrants ont été émises. Car si certaines images véhiculées par les médias, mettent en avant des familles de réfugiés fuyant la guerre avec des enfants en bas âge, les chiffres fournis par l’agence Frontex et par le Haut-commissariat aux Réfugiés (UNHCR) affichent une toute autre réalité.

En effet, 76% des migrants et demandeurs d’asile arrivés en Europe par la mer en 2015 seraient des adultes contre seulement 24% d’enfants. Cette structure démographique ne correspondant pas à la pyramide des âges que l’on retrouve dans les pays d’origines (Syrie, Irak, Afghanistan,…). Le débat pour savoir s’il s’agit d’une crise des « réfugiés » ou d’une crise des « migrants » est de plus en plus pertinent.

De même, quelles sont les racines et les causes premières de cette crise ? Et comment expliquer la composition plurinationale de cette vague de migrants ?

Quant aux pays d’accueil, quel intérêt auraient-ils à accueillir des centaines de milliers de migrants étrangers dans un contexte de récession économique ? Y a-t-il un risque sécuritaire à mener une telle politique d’ouverture dans un climat politique et sociétale de plus en plus hostile à la montée de l’islamisme radical dans le monde arabe et en Europe ? Enfin, les attentats de Paris vont-ils remettre en question le désir des pays d’accueillir ces migrants ?

La réponse à ces questions parait incontournable en vue de comprendre le coté atypique de cette crise des migrants, pour en cerner la complexité, et pour obtenir des éléments de réponses pertinents à la question majeure qui s’impose : « Le pire est-il encore à venir ? ».

SOMMAIRE

Une crise sans précédent

Origines et structure démographique des migrants/réfugiés

Les migrants et réfugiés par origine. 7Structure démographique des migrants : Une majorité d’adultes

Les facteurs déclencheurs : Guerre, pauvreté, corruption,…

   Aggravation du conflit syrien et extension du conflit en Irak

   Afghanistan : Une énième guerre civile

   Erythrée : Une prison à ciel ouvert

   Kosovo : un foyer de corruption et de pauvreté en Europe

Les principales routes migratoires vers l’Europe

   La Méditerranée Centrale : La Libye, principale porte d’entrée vers l’Europe

   La Méditerranée Orientale et le corridor Balkanique : Le fardeau grec

Les camps de réfugiés syriens au Proche-Orient : Une bombe à retardement

Les pays d’accueil : entre intérêts économiques et dimension humanitaire

Le pire est-il encore à venir ?

   Vers un nouvel exode de réfugiés syriens

   Terrorisme et réfugiés syriens : l’après Paris

   Interventionnisme, déstabilisation et explosion du nombre de réfugiés

Quelle place pour le monde arabe dans ce nouvel ordre mondial ?